Saison 2016-17



saison 16-17.
Nous sommes très heureux de vous présenter cette 17 ème saison de musique et de culture en partage. L’année passée fut intense, enrichissante mais fatigante aussi, ce qui nous a obligé à repenser en partie notre projet associatif. Cette année sera donc celle de notre retour et “ré ancrage” à Malakoff. Après des petits détours dans des villes voisines, cette saison se déroulera entièrement dans notre ville de “naissance”: les concerts mensuels du dimanche après-midi auront lieu dans un nouveau lieu mis à disposition par la mairie : la MVA (Maison de la vie associative) Par contre, le Festiva’son reste à la Salle des fêtes Jean Jaurès au mois de mai. Les nouveautés sont dans l’organisation de l’équipe et dans le lancement de rencontres mensuelles, des jams “poésie et musique improvisée” dans un lieu inédit qui nous accueille très gentiment : la BAM (bibliothèque associative de Malakoff). Et musicalement, cette saison sera comme toujours une alchimie entre qualité et diversité, entre tradition assumée et surprenantes explorations. Alors, prêts à embarquer ? On va hisser les voiles…
La Fabrica’son vous propose un concert Jazz ou Musique improvisée par mois le dimanche à 17h à la salle polyvalente de la Maison de la Vie Associative.
Dimanche 16 octobre.
Christine Bertocchi : voix soprano.
Notre saison s’ouvre avec une rencontre très originale, épurée, profonde et intense, entre la chanteuse lyrique Christine Bertocchi et le saxophoniste Guillaume Orti, un musicien que la Fabrica’son suit et soutient depuis des années. Ce D.U.O (Dialogue d’Utopie Originelle), qui s’adapte et se modifie selon les lieux visités, nous rappelle que la musique est tout autant une question de sons perçus, reçus, que de vibrations physiques voire métaphysiques… Deux voix, deux souffles, de pures harmonies pour une alchimie mystérieuse et sensuelle. Bref, une expérience sensorielle unique.
Dimanche 6 novembre.
Ce sera un voyage vers des contrées soniques, avec ses surprenantes bifurcations, ses chaos attirants ou ses murmures éthérés. Entre la chaude et insistante vibration du violon et le souffle puissant et enveloppant de l’accordéon se faufilent les percées audacieuses des synthés “vintage”. Nous voilà attirés, plein champ, dans une trame joueuse et provocante, au service d’une créativité qui captive, chamboule et enivre.
Diego Imbert : contrebasse.
Après celui de novembre, voilà un autre trio mais plus “dans la tradition”, pour un jazz vif et original, nourri de Bop, avec ses clins d’œil, ses reprises nourries d’innovations et sa joie constante d’improviser. A partir d’une dynamique inventive et inspirée, ces trois musiciens au parcours remarquable s’inscrivent dans un courant du jazz dont la Fabrica’son ne se lasse décidemment pas, une couleur essentielle et inoubliable.
Dimanche 8 janvier.
Christophe Monniot et ses compagnons spationautes mettent leur casque, puis leur talent et leur soif de jouer sur une orbite musicale pleine de jaillissements inattendus et d’accords magnétiques. Ces musiciens inspirés, virtuoses, brouillent les repères de la musique de chambre et revisitent à leur façon des pans entiers de la musique populaire comme celle dite “savante”: jazz, musique contemporaine, chanson, explorations sonores… Défiant autant les lois de la gravitation que de la gravité (l’humour comme oxygène), ils prennent un plaisir contagieux à combattre les idées reçues : non, ne règne pas Là-haut un grand silence éternel. C’est un joyeux et splendide bordel !
Une énergie souple et tenue, des mélodies entrainantes, des rythmiques habilement décalées… Le guitariste Romain Pilon nous invite avec son trio dans un univers très personnel, passerelle imaginaire entre Paris et New-York, entre hier et aujourd’hui. Son jeu toujours précis, limpide et inspiré est brillamment soutenu par une imparable rythmique basse / batterie, fidèle depuis plus de 15 ans. Un trio séduisant, intelligent, profondément sincère pour un jazz moderne et élégant.
Dimanche 5 mars.
Olivier Koundouno : Violoncelle.
Avec ce magnifique duo, la Fabrica’son a eu envie d’ouvrir sa scène à un projet très original qui s’écarte un peu de notre “ligne éditoriale”, tout en rendant un magnifique hommage à l’esprit du jazz. Des cordes de la guitare à celles du violoncelle se noue une tension faite d’audace et de complicité, à même de célébrer la mémoire de ce grand chanteur et guitariste de folk que fut Nick Drake, artiste génial mais peu reconnu de son vivant, frappé par les épreuves jusqu’à une fin tragique. Un hommage personnel et émouvant qui rattrape, autant que faire se peut, cette injustice.
Dimanche 2 avril.
Blaise Chevallier : contrebasse.
C’est en convoquant l’esprit du swing, du blues et du Bop mais revisité, parfois bousculé, avec originalité et conviction que nous finirons cette saison à la MVA. Matthieu Tarot n’oublie pas les grands noms de la trompette moderne : Miles, Lee Morgan, Chet… pour s’en démarquer avec élégance. Accompagné par le très talentueux Ricardo Izquierdo au ténor (que la Fabrica’son recevait déjà l’an dernier) et par une efficace et subtile rythmique, ce jeune trompettiste, qui a multiplié les expériences dans des univers musicaux très variés, réussit une belle rencontre entre tradition et modernité, fidélité et créativité.

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